« Prenez soin de vous », la chronique de Tatiana Silva : faites de votre mieux

Voici ma dernière chronique avant l’été. Un partage à cœur ouvert pour s’y plonger le cœur léger. Après avoir abordé différents sujets tel que le don de soi, l’espace depuis lequel réagir, la place laissée par le défunt, l’importance de célébrer ou encore celle de l’amour, j’aimerais terminer cette saison par un des accords toltèques de l’auteur Miguel Ruiz : « Faites toujours de votre mieux »

Sur ce cheminement de reconnexion à moi, il me manquait la clé de voûte : celle qui pourrait rassembler en une seule pièce tous les éléments que j’avais découverts. J’avais beau prendre soin de mon temple intérieur et extérieur, je fi nissais par régresser. Ce mantra a invité la douceur dans mon quotidien (surtout vis-à-vis de moi-même). Il m’a permis d’accueillir mon imperfection ainsi que l’idée que je restais perfectible et non fi gée dans cet état imparfait si diffi cile par moments à accepter.

Prendre conscience que le chemin est tellement plus important que la destination, m’a aussi soulagée d’une pression à vouloir, devoir bien faire. La société dans laquelle nous vivons a exacerbé les notions de jugement, de comparaison, de compétition avec pour effet de renforcer nos blessures et notre ego.

L’été est un moment propice pour se délester des poids qui entravent cett e légèreté caractéristique de cett e période de l’année

Mais si l’on prend conscience de cette résistance, alors on peut espérer sortir durablement de ces mécanismes de protection. Cela, à mon sens, passe par l’humilité de réaliser que cette voie peut prendre du temps voire plus d’une vie. D’ailleurs, il est fort probable que l’on retombe dans de vieux schémas qu’on pensait révolus. Et les voir ressurgir est souvent désolant et très décourageant.

Mais si l’on intègre que le plus important est de faire de son mieux alors on fait naître un espace de douceur en soi et de bienveillance qui ouvre la porte vers notre fragilité sans la juger. Ne dit-on pas que notre pire ennemi est nous-même ? Dès lors, si nous changeons notre perception de nous et du monde qui nous touche, on opère une mutation profonde et durable en nous.

L’été est un moment propice pour se délester des poids qui entravent cette légèreté qui caractérise tant cette magnifi que période de l’année. Acceptez ce qui est, en ayant l’envie de faire mieux demain. Accrochez-vous à une forme de détachement conscient pour mieux appréhender le lendemain. Voilà ma promesse pour la rentrée.