Rencontre : Audrey Van Ouytsel, sociologue de «Mariés au premier regard», lance son podcast en exclusivité sur Max

Nouveau! À partir de ce samedi, et tous les quinze jours, notre chroniqueuse et sociologue de «Mariés au premier regard», Audrey Van Ouytsel propose aux lecteurs de Max d’écouter ses chroniques en podcast, en exclusivité.

Vos chroniques pour Max se déclinent désormais aussi en podcasts. Qu’allezvous proposer dans ces aventures audio?

Je les vois un peu comme une continuité de la chronique et une réelle expérience intimiste. Avec les podcasts, je trouve que l’auditeur peut réellement se laisser porter par la voix de l’orateur, qui donne l’impression de chuchoter à l’oreille. Je voulais également insuffler encore plus de sensibilité, encore plus de nuances, de densité, d’émotions à ma chronique. Le podcast est l’un des médias que je consomme le plus, j’aime beaucoup me promener avec un gros casque sur les oreilles et écouter des podcasts.

Comment choisissez-vous les thèmes que vous abordez? Vous donnez des exemples concrets…

Les personnages de mes chroniques, par respect du secret professionnel, sont des personnages imaginaires dans la mesure où ils intègrent des éléments concrets mais disparates de toutes les personnes que je rencontre. Ce sont des personnages un peu hybrides, qui émergent peu à peu et deviennent les héros de mes chroniques.

Parmi vos patients et les personnes que vous rencontrez, constatez-vous un «mal du siècle»?

Oui, l’insécurité affective et émotionnelle. C’est terrible. Ça se remarque par de grandes souffrances par rapport aux vicissitudes du quotidien, une remise en question systématique de soi, de sa capacité à être aimé par l’autre, par ses amis ou sa famille dès qu’une difficulté se présente. Tout questionne le lien. il y a une peur d’être abandonné, emprisonné, de ne pas être considéré à sa juste valeur. C’est une insécurité qui se décline aussi par rapport à son image, ses choix professionnels, son couple. C’est la société actuelle qui génère cette insécurité parce que les choses deviennent de moins en moins durables, tout devient obsolète.

Pour votre premier podcast, vous avez choisi de parler de nos aînés…

Ces derniers temps, j’ai été extrêmement interpelée par les interactions que j’ai eues avec les personnes âgées. J’avais envie de rendre hommage à ces personnes-là, qui sont peut-être laissées pour compte, et les remettre au centre de nos préoccupations.

Le grand public vous a découverte comme «experte» de «Mariés au premier regard». Qu’est-ce que cette émission a changé pour vous?

Ça a contribué à une forme de notoriété, que je ne cherchais pas forcément et que j’aborde avec beaucoup de recul. Je n’ai pas envie de tomber dans une forme de dépendance. C’est vrai que ça renforce une légitimité, ça fait augmenter le nombre de patients mais je privilégie toujours la qualité donc je ne prends pas beaucoup de patients. J’aime leur consacrer du temps. Et il y a une nécessité chez moi aussi de me préserver. Je suis une hypersensible, j’ai tendance à être une éponge émotionnelle. Je prends le temps de prendre du recul.

Découvrez le premier podcast d'Audrey ici : Pulsions de vie par Du sens à sa vie (spotify.com)

Ou ici :