Dans le secret des Fournisseurs de la Cour : et vogue le Galler

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Créée il y a plus de quarante ans, la chocolaterie Galler détient le titre de Fournisseur breveté de la Cour depuis 1995.

Des barres chocolatées au goût inimitable, le chocolat Galler est l’un des chocolats les plus connus de Belgique. L’histoire de sa création remonte à 1976. Alors âgé de 21 ans, Jean Galler décide de fonder une chocolaterie, qui portera son nom tout simplement. Les gourmandises, ça le connaît. Il est tombé dans la marmite depuis sa plus tendre enfance. Petitfils de boulanger et fils de boulangers-pâtissiers, Jean Galler se destine lui aussi à évoluer au sein de l’entreprise familiale liégeoise. Mais très vite, il développe un intérêt et une passion pour le chocolat. Jean Galler commence alors à mettre au point ses premières pralines. À la création de la chocolaterie Galler, il commercialise déjà ses premiers bâtons. «L’une des premières saveurs à avoir été mise au point et commercialisée est celle du café-liégeois», nous confie Vanessa Fernandes, chargée de communication de l’entreprise. «Ce produit est toujours disponible dans notre gamme. Il est un peu le rattachement aux origines liégeoises de la chocolaterie».

Une origine modeste

La première boutique est ouverte à Vaux-sous-Chèvremont dans le prolongement de l’atelier. En quelques années, la chocolaterie Galler devient l’un des fleurons du chocolat belge. Les bâtons arrivent en grande distribution en 1988. Et en 1995, la chocolaterie devient Fournisseur breveté de la Cour de Belgique. L’année d’après, en 1996, la chocolaterie se lance dans la fabrication des pralines et inaugure son premier magasin sur la Grand-Place de Bruxelles. Une adresse qui existe encore aujourd’hui.

La boutique de Vaux-sous-Chèvremont

Galler n’est évidemment pas le seul chocolatier belge sur le marché. Mais il a réussi à se distinguer grâce à une spécificité. Celle du fourrage! «Le fourrage, c’est le cœur de Galler, le corps de la chocolaterie». Et si Jean Galler ne fait aujourd’hui plus partie de l’entreprise qu’il a créée, son empreinte est toujours présente. «Il restera à jamais son fondateur. Il reste ce qu’il a transmis à ses équipes pendant plus de quarante ans: la passion du goût. Quand nous demandons aux consommateurs ce qui les attirent chez Galler, c’est avant tout le goût».

Un royal plaisir

Un amour du chocolat également partagé par la famille royale! «Le titre de fournisseur est décerné à une personne et non à une entreprise», souligne Vanessa Fernandes. «Jean Galler a obtenu ce titre en 1995. Le titre est remis en jeu et il l’a d’ailleurs été lors du changement de Roi. Mais la Cour a renouvelé la confiance qu’elle avait dans la chocolaterie Galler. Ensuite, suite au départ de Jean Galler, nous avons pris rendez-vous au Palais pour que ce titre prestigieux puisse être maintenu». Car ce brevet a un réel impact pour la marque. «Premièrement, c’est une fierté pour l’entreprise et pour les employés. Cela renforce aussi notre ancrage belge, à l’intérieur de nos frontières mais aussi à l’international. Sur le marché japonais, où nous sommes présents, ce titre amène une certaine notoriété. Ce brevet n’apporte que des composantes positives».

S’il a réalisé son rêve en créant sa chocolaterie, Jean Galler décide en 2011 d’en réaliser un autre, celui de se lancer dans la viticulture. Il décide alors de revendre une grande partie de ses actions à un actionnaire privé qatari qui faisait partie des investisseurs. Aujourd’hui, l’entreprise qui propose plus de 150 références différentes est détenue à deux-tiers par des qataris, l’autre tiers par des investisseurs belges, certains étant même des employés de l’entreprise.