Selon une étude, 8 Belges sur 10 ont tendance à manger un en-cas pour se sentir mieux

Une récente enquête s’est intéressée à l’axe « intestin-cerveau » mais également à l’importance que les personnes accordent à l’alimentation par rapport à la santé. Voici les conclusions de cette enquête, menée dans huit pays, dont la Belgique.

Les recherches de ces dernières années ont montré l’existence d’une communication à double sens entre l’intestin et le cerveau, ce que l’on appelle « axe intestin-cerveau ». Mais il semblerait que cet axe soit encore largement méconnu.

C’est ce que montre une enquête menée par Yakult dans huit pays, dont la Belgique. Seules 30% des personnes sondées savaient que la connexion entre l’intestin et le cerveau est appelée « axe intestin-cerveau ».

Ainsi, 84% des répondants considèrent que l'alimentation est importante pour la santé intestinale mais seuls 42% d’entre eux considèrent qu’une alimentation équilibrée est importante pour le bien-être mental.

Grignoter pour se sentir mieux

Cette enquête, menée auprès de 1000 Belges, nous montre également que 8 personnes sur 10 dans le pays vont, de temps en temps, chercher un en-cas dans le placard pour se sentir mieux dans leur peau. Près de 4 personnes sur 10 déclarent même avoir souvent recours à des aliments dits « boosters », comme le chocolat.

« Le terme anglais de ‘comfort food’ est très clair pour définir les aliments (peu importe leur nature sucrée ou salée) qui réconfortent et qui sont recherchés en période de gros stress, de détresse émotionnelle ou de pression professionnelle intense. » Explique Thierry Denies, diététicien-nutritionniste et maître-assistant à la Haute École Léonard de Vinci à Bruxelles. « Ils sont liés à l’histoire personnelle et varient énormément ! Cela va de la sauce qu’une grand-mère faisait de telle façon à des chips d’une marque en particulier, voire des ‘aliments fétiches’ comme le chocolat, le fromage, des biscuits de telle marque… »

C’est donc le fait que l’aliment fasse ressurgir un souvenir heureux et réconfortant qui nous imprègne à nouveau qui prime et non l’aliment en lui-même. « Malheureusement, le résultat sur la digestion n’est pas toujours neutre : portion trop importante, repas excédentaire, prise alimentaire incontrôlée… tout cela génère des lourdeurs et des gênes du transit intestinal. »

Ses conseils pour se réconforter autrement

« Pour se réconforter, ce n’est vraiment pas un excès alimentaire qui va ‘faire le job’, mais plutôt soigner son cadre de vie et se ménager une digestion légère. Souvent, prendre une douche ou un bain aux huiles essentielles, sortir faire une balade agréable ou même appeler un.e ami.e apportent plus de satisfaction et de réconfort. »

Il ajoute que la plupart des gens stressés qui recourent à l’alimentation comme compensation ou récompense ne sont pas vraiment satisfaits de ce style de vie. « Si l’on doit parler d’aliments sains qui réconfortent, il faut surtout souligner qu’ils devraient être consommés dans un cadre qui lui-même est source de confort et de bien-être. »

Les gens parlent-ils de leur intestin ?

L’enquête met aussi en lumière que certaines personnes parlent facilement des mouvements de leur intestin, tandis que d’autres pas.

En Belgique, seuls 29% des répondants en parlent sans problème. La majorité (44%) n’en parle qu’avec des amis ou de la famille, tandis que 27% n’en parlent tout simplement pas.

Si c’était possible, 71% des Belges aimeraient pouvoir jeter un œil dans leur intestin afin de voir s’il est sain.