Stromae, Coralie Barbier et Luc Van Haver: 10 ans de travail en famille

Mosaert, le label créatif belge, s’associe à MINI pour le lancement d’une voiture électrique en édition limitée. Un projet audacieux mené à bien par Paul Van Haver, alias Stromae, son épouse Coralie Barbier et son frère Luc Van Haver. Rencontre avec un trio aussi complémentaire que passionnant, à qui les défis ne font pas peur.

Mosaert s’associe à MINI pour la customisation d’une voiture électrique disponible à seulement 400 exemplaires. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?

Coralie : Au départ, il y avait l’idée de faire une voiture unique à customiser ou un véhicule à quantité limitée. Très vite, nous nous sommes penchés sur la deuxième proposition qui nous semblait davantage cohérente avec l’identité de Mosaert. La voiture est un support avec lequel nous n’étions pas du tout habitués. Quand MINI nous a contactés, c’était inattendu, mais très flatteur. C’est une marque iconique avec un héritage riche. Du coup, on voulait vraiment raconter une histoire ensemble.

Stromae : Défendre une voiture électrique, c’était aussi très tentant. Avant que MINI nous sollicite, j’ambitionnais déjà d’associer le label à une marque de voiture électrique. C’est très différent d’une voiture thermique. La démarche se veut plus saine, et rejoint celle qu’on veut faire transparaître avec nos vêtements. Si cette collaboration peut paraître surprenante, tant mieux, mais ce n’est pas notre objectif principal.

Luc : Chez Mosaert, il y a toujours cette volonté d’évoluer sur de nouveaux supports. C’est une manière de progresser artistiquement. Avec MINI, on peut prétendre à une certaine élégance, tout en restant populaire. 

Avez-vous tout de même hésité avant d’accepter ?

Stromae : On y a longuement réfléchi, oui. On voulait être certain que MINI avait compris notre volonté de mettre en avant le label Mosaert. Quand on reçoit des demandes de collaboration, il y a parfois de l’incompréhension. Certaines marques veulent uniquement associer mon nom à un produit, en tant que simple égérie. Je ne l’ai jamais fait, et j’avoue que ça m’amuserait beaucoup moins.

On aimerait aussi collaborer avec une marque de basket.

Stromae, à quand la sortie d’un nouvel album ?

Je n’ai pas encore de date à annoncer. Je continue à faire de la musique, je n’ai jamais vraiment arrêté. Je travaille, et je m’amuse énormément. Je suis conscient qu’il y a de la demande. Mon absence me fait du bien, mais n’est pas définitive. J’en profite pour m’occuper de mon fils de deux ans et demi. Et puis, ce n’est pas comme si je ne travaillais plus. Je suis juste beaucoup moins médiatisé.

Le manque de la scène se fait-il tout de même ressentir ?

Ça dépend. Quand je suis dans la phase de composition, j’ai parfois des flashes et des idées qui arrivent. En fait, j’ai peur de ne pas pouvoir suivre physiquement. La scène est un exercice physique de deux heures qui n’est pas à négliger. Normalement, ça devrait bien se passer, même si j’ai pris un petit peu de poids. (Rires)

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